Alors que le coût du carburant a atteint des sommets historiques, ce lundi 6 avril, un nombre croissant de Français décide de renoncer à certains trajets du quotidien. D’autres, pour leur part, tentent de mettre en place des solutions afin de limiter les dépenses associées à leurs déplacements.
Cette section est tirée d’une partie de la retranscription du reportage mentionné ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour le visionner en entier.
Dans le bassin minier du Nord, se déplacer sans véhicule demeure ardu. Depuis longtemps, comme c’est le cas ailleurs en France, beaucoup privilégient le diesel, illustré par une famille de cinq enfants. La hausse des prix du carburant a rendu chaque déplacement plus coûteux. Une sortie d’environ vingt kilomètres pour conduire leur fille à un tournoi de football est devenue une exception.
Dans leurs sacs, on trouve un pique-nique préparé chez eux afin d’éviter des dépenses supplémentaires. Elle est mère au foyer. Lui travaille pour une entreprise qui distribue des pièces automobiles. Leur quotidien est réglé au gré des centimes. « On ne met pas d’argent de côté. Avant, on vivait, maintenant on survit », déplore Geoffrey Declercq, conducteur d’un véhicule diesel. « Un coup de pouce, c’est toujours bienvenu. Mais si c’est pour enfoncer encore la France dans les dettes et que nos enfants doivent le payer plus tard, cela devient compliqué », poursuit-il.
Des conseils pour limiter les dépenses
Les tarifs des carburants grimpent en flèche dans l’Hexagone, où près de la moitié des automobilistes roulent au diesel. Dans les zones rurales, mal desservies par les transports publics, les ménages doivent faire des concessions pour éviter de tomber dans le rouge. Élise, âgée de 14 ans, pratique l’équitation. Pour rentabiliser le trajet, son père a choisi de déplacer son entraînement dans une salle située près du centre équestre.
Il s’entraîne désormais juste à côté du centre équestre. « Un aller-retour de deux kilomètres, ce n’est pas énorme. Le souci, c’est que désormais, c’est du diesel. Penser à tous les déplacements est devenu une nécessité », constate Ludovic Courtois. Des trajets partagés permettent de diminuer leur consommation de carburant.
Opter pour une motorisation hybride
C mais pour réaliser des économies plus importantes, ils ont pris une décision radicale : changer de véhicule. Après vingt ans à rouler au diesel, ils envisagent désormais un modèle hybride.
« À une époque, c’était rentable. Quand le prix du litre tournait autour de 1,30 à 1,40 euro et que l’on effectuait beaucoup de kilomètres, c’était le bon compromis », assure Ludovic Courtois. « Le coût du gazole, ajouté aux deux vidanges annuelles qu’il faut faire, ne rend plus du tout l’option rentable pour nous », précise Laetitia Courtois. C’est un investissement onéreux qu’ils espèrent amortir au cours des dix prochaines années.







