Les autorités gouvernementales ont fait savoir qu’elles élargiraient le cadre d’aide existant afin de mieux soutenir les branches économiques les plus durement touchées par les effets de la crise pétrolière. Cette extension est perçue comme une avancée appréciable par les professionnels concernés, qui constatent que leurs dépenses augmentent et que leurs factures s’alourdissent.
Ce passage est extrait d’une partie de la retranscription du reportage présenté ci-dessus. Pour visionner l’intégralité du reportage, cliquez sur la vidéo.
Les écoles de conduite se trouvent en première ligne face à la hausse des coûts liés au carburant. Toutefois, elles restent privées de toute aide publique. En mars, la dépense consacrée au gasoil pour Mohamed Saad a bondi de plus de 30 %. « On ne va pas tenir le coup, en réalité ce n’est pas faisable. Pour moi, l’impact équivaut presque à celui d’un salarié, en somme », rapporte le moniteur de l’auto-école.
Aucune aide non plus pour les infirmières. Sylvia Le Saux constate que la facture de son plein d’essence est passée de 65 à 80 euros. Avant d’accueillir de nouveaux patients, elle examine désormais avec plus d’attention les adresses des destinataires.
« Parfois, des patients nous sollicitent pour des visites en dehors de l’agglomération d’Orléans. Je refuse rarement des soins, ce n’est pas ma philosophie. Mais aujourd’hui, on regarde aussi notre portefeuille », précise l’infirmière libérale.
Une extension de la liste envisagée ?
Les infirmiers, tout comme les auto-écoles ou les aides à domicile, n’ont pas été pris en compte dans l’aide publique sous forme de prêt éclair carburant s’échelonnant de 5 000 à 50 000 euros à un taux de 3,8 %. Sont éligibles les entreprises dont le carburant représente plus de 5 % du chiffre d’affaires et dont l’activité principale relève du transport routier, du taxi, de la pêche maritime ou de l’agriculture. Cette liste pourrait bien s’allonger dans les prochains jours.
« Notre approche consiste à accorder des aides ciblées afin d’éviter les licenciements provoqués par cette crise. Bien sûr, cette liste est amenée à évoluer en fonction des circonstances et de l’effet sur notre économie », déclarait David Amiel, le ministre de l’Action et des Comptes publics. Des mesures de soutien supplémentaires devraient être annoncées au cours de la semaine.







