En France, un rappel vise 212 000 véhicules hybrides du groupe Stellantis en raison d’un risque d’incendie. Les propriétaires des modèles Peugeot, Citroën et DS concernés pourraient être exposés à un court-circuit entre le moteur thermique et le moteur électrique, susceptible de provoquer un départ de feu. L’intervention chez le réparateur est rapide et sans frais.
Ce passage est tiré d’une portion de la transcription du reportage mentionné ci-dessus. Pour le visionner dans son intégralité, cliquez sur la vidéo.
Des voitures hybrides susceptibles de s’enflammer. En France, une vaste opération de rappel vise 212 000 véhicules du groupe Stellantis. Les propriétaires recevront une lettre les informant de cette démarche.
Cest le cas d’une Peugeot 2008. « En réalité, ce document atteste que le véhicule figure parmi ceux visés par la campagne de rappel. On y voit le numéro de châssis et l’intervention à effectuer », précise le garagiste Celso de Araujo. Tout comme pour les autres hybrides, ce modèle combine deux motorisations — l’une électrique et l’autre thermique — qui se trouvent très proche l’une de l’autre et qui, dans ce cas précis, pourraient être mal isolées. L’artisan ajoute : « Sur ce véhicule, le conduit du filtre à particules a été déposé près de la borne positive du moteur électrique d’assistance. Avec les vibrations, il peut toucher et provoquer un court-circuit. Le risque majeur serait alors un incendie du véhicule. »
Un danger que le rappel peut contenir
Le constructeur recense à ce jour 36 incidents dans le monde liés à ce souci, dont 12 amorces d’incendie. La quasi-totalité des marques du groupe est concernée. Environ la moitié des cas touchent des Peugeot, comme la 208, mais d’autres modèles de Citroën ou de DS sont aussi impliqués. Cette opération de rappel visant le risque d’incendie suit de près d’autres rappels récents, notamment concernant les airbags Takata ou les moteurs diesel PureTech défectueux.
À chaque fois, Maître Christophe Leguevaques, avocat spécialisé en actions collectives, avait engagé des procédures judiciaires contre le constructeur. Cette fois, ce ne fut pas le cas. Aucun client ne l’a approché pour engager une plainte. Il commente : « Ce que je remarque, c’est que ces entités réagissent rapidement. Cette fois, elles n’ont pas attendu, comme pour le PureTech, qu’une action collective soit lancée pour les pousser à réagir. C’est déjà une avancée notable. »
Les propriétaires des véhicules concernés par ce dernier rappel doivent être dépêchés chez un garagiste. Le constructeur affirme qu’une demi-heure suffit pour régler le problème.







