Ce gazole, généralement interdit sur le marché, restera accessible à l’achat jusqu’au 31 mars. Les distributeurs devront prévenir leur clientèle des dangers associés à l’utilisation de ce produit dans les zones et durant les périodes où la température peut descendre en dessous de zéro.
Le gouvernement a décidé, à titre temporaire, d’autoriser les opérateurs de distribution de carburants à proposer à la vente du gazole présentant une résistance au gel inférieure à celle qui est habituellement exigée, et qui n’est généralement pas autorisé à la commercialisation. Cette mesure vise à pallier les difficultés d’approvisionnement liées au blocage du détroit d’Ormuz. Selon une décision de la ministre déléguée à l’Énergie, prise en milieu de semaine et publiée au Journal officiel le jeudi 26 mars, cette dérogation permet, « à titre exceptionnel et temporaire », aux distributeurs de détenir en vue de la vente et de commercialiser un gazole non conforme aux spécifications. Cette exception est valable jusqu’au 31 mars.
Le gouvernement évoque des « difficultés exceptionnelles d’approvisionnement » dans le contexte de la guerre en Iran et du blocage du détroit d’Ormuz, ainsi que des « difficultés à s’approvisionner en gazole répondant aux spécifications saisonnières ». Ainsi, les distributeurs sont autorisés, à titre exceptionnel, à détenir en vue de la vente et à commercialiser, (…) du gazole dont la température limite de filtration (TLF) est de 0 °C maximum au lieu de -15 °C maximum, ce qui revient à un carburant moins résistant au gel.
Les distributeurs assument l’entière responsabilité en cas de problème
Il est toutefois précisé que les distributeurs devront informer leurs clients des risques associés à l’utilisation de ce produit dans les zones et pendant les périodes où la température peut être inférieure à 0 °C (par exemple zones montagneuses, conditions hivernales) et qu’ils « assument l’entière responsabilité de tout problème pouvant survenir lors de l’utilisation de ce gazole ».
En France, les prix du gazole ont progressé d’environ 29 % depuis le 27 février, date qui correspond au dernier jour avant l’offensive israélo-américaine visant l’Iran, selon un calcul de l’AFP basé sur les prix reportés par un site gouvernemental pour quelque 9 600 stations. Le quasi-blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz, voie habituelle par laquelle transite environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux, a entraîné une hausse d’environ 60 % des cours du brut.







