La France a décidé d’interdire la vente, la possession et le transport de feux d’artifice pendant le prochain week-end de la fête nationale du 14 juillet.
L’interdiction ne s’étend pas aux professionnels ou aux municipalités qui organisent des feux d’artifice traditionnels pour les célébrations du 14 juillet.
Le décret a été publié dimanche au Journal officiel.
« Afin de prévenir les risques de troubles graves à l’ordre public lors des festivités du 14 juillet, la vente, la détention, le transport et l’utilisation d’articles pyrotechniques et de feux d’artifice sont interdits jusqu’au 15 juillet inclus », précise le décret.
Les feux d’artifice faisaient partie des armes de choix lors des troubles qui ont éclaté en France après qu’un policier a abattu un jeune de 17 ans lors d’un contrôle routier le 27 juin à Nanterre, près de Paris.
(A LA UNE A 12H)
Le gouvernement a interdit la vente et l’utilisation des mortiers d’artifices, pris par les émeutiers lors des violences urbaines, pour le 14-Juillet. Des moyens sécuritaires « massifs » seront déployés, a annoncé Elisabeth Borne #AFP 1/5 pic.twitter.com/UJYcDL7fRX— Agence France-Presse (@afpfr) 9 juillet 2023
La violence a ravivé des frustrations longtemps refoulées et des accusations de racisme systémique parmi les forces de sécurité françaises.
Inquiète d’une éventuelle recrudescence des émeutes, la Première ministre Elisabeth Borne a déclaré samedi au quotidien Le Parisien que le gouvernement déploierait « des moyens massifs pour protéger les Français » pendant la fête nationale.
L’assassinat par la police de Nahel M., d’origine algérienne, a déclenché les pires violences urbaines en France depuis 2005.
Plus de 3 700 personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre des manifestations depuis la mort de Nahel, dont au moins 1 160 mineurs, selon les chiffres officiels.