Deux jours après l’arrestation en Argentine de Hugo Auradou et Oscar Jégou, accusés par une femme de violences sexuelles, le mercredi 10 juillet, l’équipe nationale de rugby française se trouve en état de stupeur.
Les rugbymen Hugo Auradou et Oscar Jégou, visiblement menottés, sont escortés par la police dans des images diffusées par les autorités argentines. Ces deux membres du XV de France sont suspectés d’implication dans une affaire de violences sexuelles, une accusation portée à leur encontre par une femme. Ce scandale a provoqué une onde de choc au sein de l’équipe de France. « C’est vécu comme un traumatisme, un choc profond », a expliqué le sélectionneur Fabien Galthié lors d’une conférence de presse.
Des « lésions compatibles avec le témoignage de la plaignante »
L’avocat de la femme qui a porté plainte affirme que l’agression aurait été d’une brutalité extrême. La victime maintient que de multiples preuves biologiques ont été collectées. Daniela Chaler, procureure générale de Mendoza en Argentine, a reconnu l’existence de preuves substantielles mais reste prudente dans ses conclusions. « Les lésions correspondent au témoignage de la plaignante, mais ne prouvent pas nécessairement une agression sexuelle », a-t-elle précisé. Pendant ce temps, l’équipe de France, toujours sous le choc, est arrivée en Uruguay mercredi soir pour leur prochain match prévu le 10 juillet.