Avant que ce projet ne soit abandonné, il avait déjà été mentionné, avant la réélection d’Emmanuel Macron en 2022.
Se rassembler au centre ? Dans une interview accordée au Parisien dimanche et publiée en ligne le samedi 5 avril, François Bayrou a exprimé son souhait de voir son parti, le MoDem, s’unir à Renaissance, le parti créé par Emmanuel Macron et dirigé depuis décembre par Gabriel Attal. Ce dernier organise un rassemblement ce dimanche, auquel participera le Premier ministre. En répondant aux questions sur cette éventualité, François Bayrou a déclaré : « Absolument. Tout au long de ma carrière politique, j’ai toujours prôné l’unité du centre. La division mène à la faiblesse. De plus, ces séparations ne sont que des divisions internes. Je soutiens l’idée d’unité et je suis persuadé qu’elle se réalisera. »
« Il est primordial que chacun soit certain que ses valeurs, son parcours, ses convictions, sa sensibilité, ainsi que ses intérêts matériels et moraux seront respectés lorsque nous aurons établi la nouvelle organisation, qui est nécessaire », a ajouté le chef du gouvernement.
Un lien entre les deux partis au sein d’Ensemble
La possibilité d’une fusion entre le MoDem, initié en 2007 par François Bayrou pour succéder à l’UDF, et Renaissance, lancé en 2016 par Emmanuel Macron lors de sa montée en puissance politique, avait été mentionnée avant d’être écartée avant la réélection du président en 2022.
Ayant uni leurs forces après que François Bayrou a soutenu Emmanuel Macron en 2017, les deux partis collaborent au sein d’Ensemble, une entité issue de l’accord électoral pour les législatives. Horizons, le parti d’Édouard Philippe, ne fait plus partie de cet ensemble depuis la dissolution de l’Assemblée. Le « bloc central » n’a pas défini de stratégie commune pour la prochaine élection présidentielle, à laquelle Emmanuel Macron ne pourra pas se présenter. Édouard Philippe, qui a déjà annoncé sa candidature à la présidence, commence à exposer son plan et son calendrier à travers des réunions publiques régulières.