Le responsable de La France insoumise critique l’attitude autoritaire du ministre de l’Intérieur envers l’Algérie, lors d’une interview sur 42mag.fr, ce lundi.
« La perspective d’une désescalade est bienvenue », déclare Manuel Bompard, coordinateur de La France Insoumise et député des Bouches-du-Rhône, lundi 7 avril sur 42mag.fr. Ses propos font écho à l’amélioration des relations franco-algériennes suite à la visite, dimanche à Alger, du ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Il souligne que cette « envie de rétablir le dialogue traduit un sévère désaveu » de la « tactique » employée par le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau. Ce dernier, selon Bompard, « est venu jouer au dur, en proclamant qu’il ferait plier l’Algérie, mais a échoué à obtenir quoi que ce soit ».
« Même si nous avons des différends avec le gouvernement algérien, les populations française et algérienne ne se considèrent pas comme ennemies; elles sont amies », affirme le député de La France Insoumise. Il aspire à renforcer une « relation coopérative et amicale » avec l’Algérie. Cela s’explique par le fait « qu’il existe des liens familiaux et historiques communs, parfois marqués par des souvenirs douloureux et tragiques, auxquels il convient de prêter une attention particulière ».
Ces derniers mois, différents sujets de tensions ont brouillé les relations entre les deux nations, telles que la réadmission en Algérie des ressortissants sous obligation de quitter le territoire français (OQTF), les débats autour du Sahara occidental et l’incarcération suivie de la condamnation de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal.