De nombreux passionnés sont attirés par ces réunions nocturnes où les voitures foncent à vive allure et effectuent des dérapages spectaculaires. Cependant, certaines municipalités ont pris la décision de s’opposer à ces événements qui présentent des risques et enfreignent la loi.
Dans la nuit tranquille, aux alentours de deux heures du matin, des berlines s’engagent dans des séries de dérapages contrôlés autour d’un rond-point situé dans une zone industrielle de l’Essonne. Le but est de produire un maximum de bruit et de fumée avec leur véhicule. À seulement quelques centimètres, un public attentif, assis sur des chaises pliantes qu’ils ont apportées, observe ce spectacle comme s’il s’agissait d’une attraction. Ces rassemblements se déroulent de manière totalement illégale, organisés grâce à des invitations diffusées sur les plateformes sociales dans des groupes restreints que nous avons réussi à intégrer.
« Assumer le risque de blesser quelqu’un »
Lors de notre enquête sur place, des centaines de spectateurs sont présents pour assister à ces dérapages spectaculaires. « Ce sont des moments rares, on ne tombe pas (…) sur une voiture qui fait du drift tous les jours », raconte l’un des participants. Un autre spectateur évoque avec nostalgie son attirance pour cet univers depuis sa jeunesse. Les pilotes sont parfois très jeunes; l’un d’eux, âgé de seulement 18 ans, a bien voulu échanger avec nous. Au volant de sa voiture, importée depuis le Royaume-Uni, il reconnaît le danger pour lui-même et pour les spectateurs : « Assumer un accident où quelqu’un serait renversé par ma faute est un risque que je pourrais prendre », affirme-t-il.
Dans le but d’empêcher ces rassemblements, certaines municipalités mettent en place des dispositifs pour bloquer l’accès. C’est notamment le cas à Avrillé, dans la périphérie d’Angers (Maine-et-Loire).
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