Au cours d’une interview accordée au « Journal du Dimanche », la députée appartenant à l’extrême droite exprime une forte désapprobation à l’égard des mesures prises par le ministre de l’Intérieur.
Marine Le Pen a déclaré samedi 7 juin qu’elle ne trouvait « aucune justification » au ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, qu’elle juge responsable de son incapacité à « endiguer » la « détérioration du pays », lors d’une interview accordée au Journal du dimanche. « Certains le valorisent simplement parce qu’il est à droite – comme ils l’ont fait récemment avec M. Barnier. Peu importe qu’il applique une politique trop permissive : on lui cherche des excuses. Pour ma part, je n’en vois aucune », a expliqué la présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale. Pour cette députée, « rien ne prouve que la dégradation du pays – que ce soit l’insécurité, l’impunité ou une immigration incontrôlée – soit freinée ».
« On aurait pu espérer une orientation claire, des mesures fortes. Or, il n’y a que des discours. Et les mots ne stoppent ni les délinquants, ni les criminels. S’ils ne sont pas interceptés, s’ils ne sont pas expulsés quand c’est nécessaire, et si on continue à les accueillir sur notre territoire, ils ne cesseront pas leurs agissements », martèle la dirigeante d’extrême droite. « Les Français constateront que ses résultats ne sont pas à la hauteur des attentes et que ses décisions ne répondent pas à l’urgence », ajoute-t-elle à propos de Bruno Retailleau.
Bien que devenu président des Républicains il y a à peine deux semaines, le ministre de l’Intérieur bénéficie d’une popularité croissante. Selon un sondage Elabe pour Les Echos publié jeudi, 33 % des personnes interrogées ont une opinion favorable de lui, juste derrière Jordan Bardella (35 %) et Marine Le Pen (34 %).