La ministre propose d’étendre les horaires d’ouverture des établissements scolaires en les rendant accessibles en fin de journée ainsi que durant les week-ends, dans le but d’offrir davantage de possibilités pour la pratique d’activités sportives.
Au-delà des difficultés liées au manque de bénévoles, en particulier pour des postes clés tels que trésorier ou secrétaire général qui impliquent un engagement sérieux de responsabilité en cas de problème, Marie Barsacq, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, a déclaré vendredi 13 juin à ICI Paris Île-de-France (anciennement France Bleu) que les infrastructures sportives actuelles restent encore nettement insuffisantes. Elle a ainsi exhorté les « établissements scolaires » à mettre leurs installations à disposition .
La ministre a précisé qu’elle travaille activement à « dénicher des espaces où les activités sportives peuvent se dérouler, car pour que le sport puisse véritablement se développer, il est indispensable de disposer de lieux adaptés ». En collaboration avec Élisabeth Borne, ministre de l’Éducation nationale, « nous encourageons fortement collèges et lycées à garder leurs portes ouvertes en soirée et les week-ends, afin de donner un souffle nouveau aux clubs sportifs, leur permettre de proposer davantage de créneaux, et ainsi continuer à offrir une pratique associative diversifiée ». Par ailleurs, pour ces associations, cela représente également une « opportunité de générer des recettes », souligne-t-elle.
Un nouveau programme : Génération 2024
Réserver un terrain de sport ou une place dans une piscine reste souvent un véritable défi, même si, comme le rappelle Marie Barsacq, « dès avant l’organisation des Jeux Olympiques, le plan d’équipement de proximité avait été lancé en 2023 ». Ce dispositif a permis la création de « 5 500 infrastructures aujourd’hui fonctionnelles », précise-t-elle. Ce programme poursuit actuellement sa dynamique : « Nous entrons dans une seconde phase jusqu’en 2026, avec une nouvelle initiative baptisée 5 000, dorénavant connue sous le nom de Génération 2024 ».
La première phase mettait l’accent sur « le développement de petits équipements locaux » tels que les skate parks, les city stades ou encore les terrains de basket 3×3. Avec ce deuxième plan, « l’objectif se porte davantage sur la rénovation d’équipements pour les grands sports collectifs, puisque cela répond aux besoins essentiels des clubs », explique la ministre. Cependant, elle reconnaît que cela reste « insuffisant » et insiste une nouvelle fois sur le fait que « il est primordial que les établissements scolaires ouvrent leurs infrastructures aux pratiquants ».