Alors que les échanges de tirs de missiles entre Israël et l’Iran se poursuivaient pour la cinquième nuit d’affilée, le chef de l’État français a exprimé sa volonté d’être « prêt à engager à nouveau des négociations approfondies » concernant la régulation du programme nucléaire iranien.
Lors d’une conférence de presse tenue le lundi 16 juin à l’occasion du sommet du G7 au Canada, Emmanuel Macron, le président français, a mis en garde contre le fait d’imposer par la force un changement de régime en Iran, qualifiant cette option d’« erreur stratégique ». Il a déclaré : « Ceux qui pensent qu’en bombardant un pays de l’extérieur on peut le sauver contre sa volonté se sont systématiquement trompés. »
Le chef de l’État a insisté sur le principe de souveraineté des peuples : « Ce sont eux qui décident librement de remplacer leurs dirigeants. Toute tentative passée de modifier un régime par des frappes ou une intervention militaire s’est révélée être une erreur stratégique. » Alors que les tensions entre l’Iran et Israël continuent de croître, Emmanuel Macron a également appelé à mettre fin aux attaques visant des populations civiles.
Les gouvernements français, britannique et allemand prêts à relancer les négociations
Parallèlement à ces propos, Donald Trump, président des États-Unis, a quitté précipitamment le sommet pour se concentrer sur la crise au Moyen-Orient. La veille, dimanche, le milliardaire républicain de 79 ans avait fait savoir qu’il avait l’intention de parvenir à un « accord » concernant le conflit opposant l’Iran et Israël, sans préciser si celui-ci serait obtenu par la voie militaire ou par la négociation.
Emmanuel Macron a déclaré de son côté : « Si les États-Unis réussissent à instaurer un cessez-le-feu, ce serait une avancée très positive. » Cependant, il a tempéré ses propos en ajoutant : « Pour l’instant, rien ne me donne réellement d’espoir quant à un changement rapide dans les heures qui viennent. »
Lors de sa prise de parole, il a indiqué que « la France, ainsi que ses alliés britanniques et allemands », étaient prêtes à « reprendre des discussions sérieuses » concernant le contrôle du programme nucléaire iranien ainsi que de ses capacités en matière de missiles balistiques. Il a rappelé encore une fois que « personne ne réussit à sauver un pays en le frappant depuis l’extérieur contre sa volonté. »