Le parti au pouvoir a subi une défaite mardi 17 juin, à l’occasion de l’adoption de la loi dite de « simplification ». Cette loi inclut, entre autres mesures, la suppression des Zones à faibles émissions (ZFE) qui avaient été instaurées pendant le premier mandat présidentiel.
Une nouvelle avancée en matière environnementale a été annulée à l’Assemblée nationale mardi 17 juin. Avec 275 voix en faveur et 252 contre, les députés ont adopté une loi de « simplification » qui comprend, entre autres, la suppression des Zones à faibles émissions (ZFE), instaurées pour combattre la pollution atmosphérique. Ce renversement de situation a fortement étonné les représentants écologistes, comme en témoigne la réaction de Lisa Belluco, députée EELV de la Vienne : « Aujourd’hui, c’est la fin de l’engagement écologique dans les mandats d’Emmanuel Macron ».
Opposition au sein de la majorité présidentielle : le MoDem contre les macronistes
Le Rassemblement national s’est quant à lui réjoui de ce résultat qu’il considère comme une victoire. Implantées sous le premier septennat d’Emmanuel Macron, les Zones à faibles émissions avaient pour objectif de diminuer la pollution à l’intérieur et autour des grandes agglomérations en limitant l’accès aux véhicules les plus polluants. Pour certains, ce retour en arrière constitue une décision justifiée, tandis que d’autres le voient comme une forme de recul en matière d’écologie. Par ailleurs, ce scrutin apparaît comme un revers pour la majorité présidentielle : bien que Gabriel Attal ait appelé à rejeter ce texte, l’ensemble des députés du MoDem, parti dirigé par le Premier ministre François Bayrou, ont voté en faveur, tout comme huit membres du groupe macroniste.
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