Lors de la présentation du projet de budget pour l’année 2026, qui s’est tenue le mardi 15 juillet, le Premier ministre François Bayrou a abordé la question de la réduction des jours fériés. Il a en effet laissé entendre que deux de ces journées pourraient être supprimées, à savoir le lundi de Pâques ainsi que le 8 mai.
Travailler deux journées supplémentaires sans augmentation de salaire. Cette proposition choc présentée par François Bayrou le mardi 15 juillet suscite l’indignation de nombreux Français. « Retirer deux jours fériés, c’est inacceptable. Les gens travaillent, et ces jours de repos ont été acquis de haute lutte par nos aînés. Maintenant, on envisage de les supprimer, je ne vois pas comment cela peut être justifié, c’est inadmissible », déclare un interlocuteur. « Ils n’ont apparemment pas d’autre choix que de prendre aux contribuables. Donc cela ne m’étonne pas. J’ai plutôt le sentiment que c’est une mesure injuste », ajoute un autre. Le Premier ministre souhaite renforcer l’effort commun afin d’accroître la production. Pour l’instant, il évoque la suppression éventuelle du lundi de Pâques, qu’il juge dépourvu de signification religieuse, ainsi que celle du 8 mai, tout en précisant rester à l’écoute des débats sur le sujet.
Une situation où la France aurait parmi les plus faibles nombres de jours fériés en Europe
Selon Matignon, cette mesure pourrait générer plusieurs milliards d’euros de recettes supplémentaires. « Travailler davantage génère plus d’activité économique. Puisque l’État prélève une part sur cette activité, les recettes publiques augmentent. Avec une croissance du travail et du PIB, les indicateurs de déficit et d’endettement s’améliorent aussi », explique Sylvain Bersinger, qui occupe le poste de chef économiste chez Asterès. En supprimant deux jours fériés, la France en compterait alors seulement neuf au total, ce qui la placerait parmi les pays européens ayant le plus faible nombre de jours fériés, aux côtés du Danemark, de l’Irlande et des Pays-Bas.