D’après le document budgétaire présenté par François Bayrou le 15 juillet pour l’année 2026, les personnes retraitées pourraient subir une diminution de leurs revenus. En effet, en raison de ce que l’on appelle l’année blanche, les pensions versées ne bénéficieront pas d’une augmentation qui suivrait le rythme de l’inflation. Par ailleurs, il est également possible que les avantages fiscaux dont elles bénéficient soient réduits, ce qui pourrait aggraver leur situation financière.
Ce passage est une partie extraite de la transcription du reportage présenté ci-dessus. Pour le voir en entier, cliquez sur la vidéo.
L’année prochaine, les retraites pourraient rester figées afin de réaliser des économies budgétaires. Les pensions ne seraient pas ajustées en tenant compte de l’inflation, qu’on estime autour de 1 % pour cette année. Au 1er janvier, cela représenterait une perte d’environ dix euros par mois pour un ancien exploitant agricole. « Perdre 10 euros, c’est toujours une somme. Quand on considère l’inflation qui touche tout le reste, ces 10 euros manquants ont tout de même un certain poids« , reconnaît-il.
« Ces 10 euros, ça a un impact. Ce n’est pas énorme, mais pour donner une idée : cela équivaut à 10 baguettes. Et ces 10 baguettes, on en a réellement besoin« , souligne un autre retraité agricole. Cette décision affecterait tous les niveaux de pension, ce qui laisse les retraités perplexes. « Je ne trouve pas cela juste, surtout lorsqu’on regarde de manière globale, entre celui qui reçoit 5 000 euros par mois et celui qui touche seulement 1 100 euros. Pour ceux qui ont une retraite assez confortable, cela va, mais il faut penser à ceux qui ont des revenus de retraite plus modestes« , ajoute-t-il.
Des impôts en hausse ?
En plus de pensions laissées à leur niveau actuel, les retraités pourraient bientôt être soumis à une fiscalité plus lourde. Actuellement, certains retraités bénéficient d’un abattement fiscal de 10 % sur leurs pensions, destiné à compenser leurs frais professionnels. Le Premier ministre envisage de remplacer cet abattement par un système forfaitaire adapté au montant de la pension. Francis Billaudeau et son épouse perçoivent ensemble une retraite de 4 400 euros. Grâce à cet abattement de 10 %, ils économisent environ 700 euros d’impôts chaque année.
Ils redoutent donc de perdre une partie de cet avantage. « Moins d’argent disponible, cela signifie moins de sorties, moins d’investissements si on souhaite en faire. Moins de petits plaisirs à offrir à nos enfants ou petits-enfants« , confie Francis. François Bayrou assure que les pensions les plus faibles et moyennes ne seront pas affectées par cette modification. Ce sujet sera examiné dans le cadre des discussions budgétaires prévues pour l’automne.