Selon l’ancien ministre de l’Économie, les dispositifs financiers mis en avant par l’exécutif sont indispensables, car la charge de la dette devient insoutenable.
« On ne peut plus continuer de cette façon », martèle Thierry Breton, ancien commissaire européen chargé du Marché unique, lors de son intervention sur France Inter le jeudi 17 juillet, à la suite des annonces de François Bayrou concernant le budget 2026. « Ce que nous avons vu, et je le répète, ce n’est pas un budget définitif, mais plutôt un instant politique », insiste l’ancien ministre de l’Économie sous la présidence de Jacques Chirac. D’après lui, la réduction de 43,8 milliards d’euros décidée par l’exécutif s’avère indispensable, car « la dette devient ingérable ». « Un pays qui ne compte pas, c’est un pays qui cesse de compter », ajoute-t-il avec force.
« On peut débattre » de l’idée de supprimer deux jours fériés, proposition avancée par le Premier ministre, mais il est nécessaire de s’interroger sur « le message sous-jacent », « un message qu’il faut progressivement faire comprendre à nos concitoyens », défend Thierry Breton.
« En France, on travaille moins » que dans certains pays partenaires et concurrents, constate-t-il. « Profitant de l’allongement de la durée de vie, il faut que nous commencions à travailler davantage. Travailler plus signifie accroître le nombre d’actifs sur le marché du travail, intégrer plus tôt les jeunes dans la vie professionnelle, et peut-être aussi demeurer en activité un peu plus longtemps, pour ceux qui le souhaitent et le peuvent, sans oublier de réexaminer nos modes de fonctionnement », précise l’ancien commissaire européen.