Le gouvernement envisage de mettre en place de nouvelles dispositions visant à limiter les sorties financières liées au compte personnel de formation (CPF). Ces ajustements pourraient permettre à l’État de réaliser une économie considérable, estimée à hauteur de 250 milliards d’euros.
Le Compte Personnel de Formation (CPF) se retrouve une nouvelle fois sous la loupe des autorités gouvernementales. Jugé trop onéreux par le ministère du Travail, celui-ci souhaite désormais instaurer un plafond sur les dépenses liées aux formations financées par ce dispositif. D’après une enquête réalisée par nos collègues des Échos, cette mesure pourrait permettre à l’État d’économiser jusqu’à 250 millions d’euros chaque année. En effet, la contribution versée par les entreprises ne suffit pas à couvrir l’ensemble des frais engendrés par les formations, ce qui contraint le gouvernement à intervenir financièrement pour combler ce déficit.
Instaurer un plafond pour le financement du CPF
Parmi les formations les plus coûteuses figure notamment le bilan de compétences, qui séduit particulièrement les titulaires d’un CPF. Néanmoins, la vérification de la qualité de ces prestations demeure complexe. Comme le souligne Bérénice Le Pêcheur, présidente de la Fédération Française des Professionnels de l’Accompagnement et du Bilan de Compétences, « il n’existe aucun contrôle concernant le profil, les qualifications ou l’expérience des prestataires, ce qui pose problème« . Pour mieux encadrer ces offres, le gouvernement envisagerait plusieurs options : la mise en place d’un cahier des charges national, la fixation d’un plafond de financement de 1 700 euros par CPF, ou encore la limitation à un unique achat tous les cinq ans. En 2024, près de 1 390 000 individus ont déjà démarré une formation via leur CPF.