Les tarifs affichés à la pompe pour le carburant augmentent : le gazole gagne plus de neuf centimes et l’essence sans plomb dépasse les sept centimes supplémentaires. Comment expliquer cette élévation brutale des prix ?
Ce passage constitue une portion de la retranscription du reportage évoqué ci-dessus. Pour visionner le reportage dans son intégralité, cliquez sur la vidéo.
Dans les stations-service, les tarifs des carburants repartent à la hausse. Cette progression ne passe pas inaperçue, en particulier chez les retraités qui remarquent les chiffres grimper. « D’ordinaire, je l’achetais autour de 1,68 €. Aujourd’hui, il faut payer 1,74 € », souffle l’un d’eux. Un autre passant observe que le prix avait diminué en fin d’année et qu’il est désormais en train de reprendre son chemin à la hausse. « Il avait baissé à la fin de l’année et là, il commence à remonter », commente-t-il. Une conductrice rencontrée sur place confie avoir anticipé le phénomène: « J’avais entendu dire que, dès le début de la nouvelle année, ça allait repartir à la hausse. J’avais préparé mon budget en décembre. »
Après avoir touché, fin décembre, des niveaux qui restaient les plus bas observés depuis trois ans, les carburants présentent aujourd’hui des tarifs plus élevés. Le sans-plomb 95 gagne environ 7 centimes par litre, tandis que le gazole prend près de 9 centimes. Mais quelle est l’explication de cette hausse ? Une partie provient des certificats d’économie d’énergie, une contribution imposée aux opérateurs du secteur. Son objectif est de financer des mesures environnementales, comme l’aide à l’acquisition d’un véhicule électrique ou les travaux de rénovation énergétique des bâtiments.
Les répercussions de l’instabilité au Venezuela et en Iran
Cette taxe a été répercutée sur le prix à la pompe. « L’État ayant décidé d’augmenter les certificats d’économie d’énergie, le prix à la pompe se voit nécessairement porté à la hausse. Et puis, sur le prix du pétrole sur les marchés mondiaux, avec les tensions au Venezuela et en Iran, le prix du pétrole a eu tendance à augmenter et il est probable qu’il continue d’évoluer à la hausse dans les prochains jours », analyse Thierry Bros, expert en énergie et professeur à Sciences Po Paris.
Cette hausse était attendue. Dès le mois de décembre, les professionnels du secteur avançaient qu’ils viserait une augmentation comprise entre 4 et 6 centimes par litre.







