Le candidat, bénéficiant du soutien du RN pour les prochaines élections à Carpentras, a pris à parti successivement la députée Danièle Obono, l’acteur Omar Sy, les musulmans et les élues de LFI.
Des messages attribués au candidat du Rassemblement national à Carpentras (Vaucluse) pour les prochaines municipales, Christian Richaud Simoni, affichent des propos racistes, sexistes et homophobes et refont surface. Diffusés pour la première fois en 2017 sur son compte X et révélés par Libération ce mardi, ils ont été consultés par ICI Vaucluse le mercredi 4 février. Depuis, Christian Richaud Simoni a procédé à un nettoyage de son compte X, avant de le supprimer mercredi.
Parmi les exemples relevés de publications racistes, le 1er octobre 2017, il répond à un message du média d’extrême droite Boulevard Voltaire qui évoquait Danièle Obono, alors députée de La France insoumise. Il affirme alors, selon les captures citées, que cette personnalité devrait « rentrer auprès des bonobos de son pays », et il ajoute sa honte envers elle et envers ceux qui l’ont élue. Quinze jours plus tard, le 16 octobre 2017, il publie également une remarque jugée raciste concernant l’un des acteurs les plus suivis en France : Omar Sy, en insinuant qu’il a « la bouche plus grande que la tête » et en lui conseillant de s’occuper des chèvres.
Nous ne les voudrons même pas pour génitrices de nos élevages
Deux mois plus tard, le 7 décembre 2017, le candidat s’en prend à une communauté particulière, en écrivant que « les musulmans ne sont que des moutons soldats attendant leur heure » et qu’elle constituerait « notre épée Damoclès moderne ».
Sur le réseau social alors appelé Twitter, Christian Richaud Simoni s’en prend aussi aux femmes. Le 21 février 2023, il répond à un messages valorisant des députées de La France insoumise en affirmant que, même si elles ont le bon profil, à la fin de leur mandat, elles ne seraient pas souhaitables comme génitrices pour nos élevages du plateau de Sault.
Le 25 décembre 2022, Christian Richaud Simoni réagit également à un montage qui mettait en avant des personnes racisées, en déclarant que « ces pubs incessantes avec LGBT et couleurs multiples » étaient ridicules et ne représenteraient ni le présent ni l’avenir.
Il ne s’agit là que d’un échantillon des tweets du candidat soutenu par le Rassemblement national. Les publications hors-la-loi se comptaient par dizaines, selon l’analyse d’ICI Vaucluse. Interrogé sur les « brebis galeuses » du RN, le député Jean-Philippe Tanguy a assuré le 29 janvier, dans l’émission « 4V » sur France 2, qu’ils étaient pourchassés et qu’ils seraient écartés dès qu’ils seraient identifiés.







