Yaël Braun-Pivet, qui occupe le poste de présidente de l’Assemblée nationale, s’est opposée à la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire, invoquant le risque d’une confusion des pouvoirs. Gabriel Attal, pour sa part, n’y voit pas d’objection mais n’initiera pas la démarche.
Le parlementaire Gabriel Attal déclare qu’il n’est « pas opposé » à l’éventuelle mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur la part française de l’affaire Epstein, assertion faite mercredi 11 février sur France Inter, après les révélations de la Cellule Investigation de Radio France qui évoquent un haut diplomate français cité à de multiples reprises dans les documents déclassifiés. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé mardi soir avoir saisi le procureur de la République sur ce dossier.
Avant ces nouveaux éléments, Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, avait exprimé son soutien à une investigation judiciaire sur le volet français de l’affaire Epstein, mais s’était montrée opposée à la création d’une commission d’enquête parlementaire, redoutant une « confusion des pouvoirs ».
En sa qualité de président du groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée nationale, « je ne vois pas de raison de m’opposer à une commission d’enquête », réagit Gabriel Attal. « Tous les groupes parlementaires disposent chaque année du droit d’ouvrir une commission d’enquête. Le choix que j’ai opéré avec mes collègues députés, c’est de lancer une commission d’enquête sur l’impact des réseaux sociaux sur la santé mentale des jeunes — c’est là le sujet qui nous préoccupe. Si un groupe décide d’ouvrir une commission sur ce thème, je ne m’y opposerai pas, je n’ai pas de raison de le faire. »
Pour autant, il n’en sera pas l’initiateur.







