Francis Pousse dément les accusations selon lesquelles les stations-service tireraient profit de la situation. Dimanche, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé la mise en place d’un dispositif exceptionnel comprenant environ 500 inspections dans les stations-service, destiné à lutter contre les hausses de prix jugées abusives à la pompe.
« Nous touchons au dernier maillon » de la chaîne de distribution des carburants, « et nous subissons les hausses de prix » affirme lundi 9 mars sur 42mag.fr Francis Pousse, représentant des stations-service affiliées à l’organisation patronale Mobilians, au sujet de l’augmentation des tarifs à la pompe liée au conflit au Moyen-Orient. « La marge nette moyenne se situe entre un et deux centimes par station » avance le président national de la branche Distributeurs, carburants et Énergies Nouvelles au sein de Mobilians, rejetant les accusations selon lesquelles les stations-service « profiteraient » de la situation. Il ajoute qu’il faut « examiner l’ensemble de la filière ».
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé dimanche « un plan exceptionnel de 500 contrôles » dans les stations-service par le biais de la répression des fraudes (DGCCRF), « entre lundi et mercredi », afin d’éviter les « hausses abusives des prix à la pompe ». La ministre déléguée à l’Énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a déclaré lundi sur RTL qu’il existait « clairement des hausses qui ont été relevées trop tôt » et « dans certains cas des abus ». Elle a annoncé qu’une nouvelle réunion avec les distributeurs serait organisée « en fin de semaine » pour faire le point.
Le diesel « a connu une forte hausse » car « il y en a un manque sur le territoire européen. Donc, on importe un diesel qui prend de la valeur, parce que tout le monde veut en acheter », explique-t-il. « Le marché français est extrêmement concurrentiel, donc chacun doit être prudent afin que les prix permettent quand même de vendre du carburant », précise Francis Pousse.
Interrogé sur l’opportunité d’éventuelles aides du gouvernement pour les consommateurs afin d’acheter du carburant, le représentant de Mobilians se montre prudent. « Je me contente de regarder ce que cela a coûté en 2022 : la remise à la pompe a coûté 8 milliards d’euros au gouvernement. Avons-nous les moyens de dépenser une telle somme ? » s’interroge Francis Pousse.







