La candidate LR à la mairie de Paris a directement mis en cause le candidat de la gauche unie hors LFI, l’accusant, selon elle, d’avoir été en charge, durant cette période, et notamment des ressources humaines.
« Je ne suis pas du tout impliqué, contrairement à elle », assure Emmanuel Grégoire mercredi 11 mars sur ICI Paris Île-de-France, en réponse aux accusations formulées la veille par Rachida Dati au sujet des violences sexuelles dans le périscolaire à Paris. Le candidat de la gauche hors LFI aux municipales à Paris précise qu’il n’est pas chargé des recrutements. Interrogée sur ICI Paris Île-de-France mardi, la candidate LR a directement mis en cause Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris entre 2018 et 2024, en charge sur cette période entre autres des ressources humaines.
« Je suis beaucoup moins concerné que [Rachida Dati] ne l’est elle, en tant que maire du 7e arrondissement », insiste Emmanuel Grégoire. « C’est grave de sa part », ajoute le candidat socialiste, qui accuse l’ancienne ministre de rajouter de la confusion pour faire oublier « ses propres affaires à elle ».
Dernière affaire en date des violences sexuelles dans le périscolaire à Paris : depuis début février, un animateur d’une école maternelle du 15e arrondissement de Paris est visé par trois plaintes pour viol sur mineur, a révélé France Inter mardi. L’homme avait été exfiltré en décembre dernier d’une autre école, dans le 7e arrondissement de Paris, après avoir fait l’objet de plusieurs signalements depuis septembre dernier pour des cris et des violences psychologiques sur des enfants. Emmanuel Grégoire précise qu’il va rencontrer les parents de l’école concernée, et assure avoir toujours rencontré celles et ceux qui le souhaitaient : « Je l’ai fait et je l’ai même proposé dans bien des cas ».
Non aux « armes létales » pour la police municipale
Le candidat socialiste aux municipales à Paris répond aussi à Rachida Dati sur la police municipale qu’elle promet d’armer : « La police municipale est armée », assure Emmanuel Grégoire. Ce qu’il refuse, c’est d’équiper la police « d’armes létales », avançant pour deux raisons : « La première, c’est qu’aucune des missions confiées à la police municipale à Paris ne nécessite d’armes létales. Et la deuxième, c’est que c’est extrêmement cher, et quand vous armez la police municipale avec des armes à feu, vous avez, de fait, beaucoup moins de policiers municipaux sur le terrain ». Le candidat se dit toutefois pour une évolution des rôles de la police municipale. « On a besoin de plus de compétences », défend-il, rappelant notamment qu’un policier municipal à Paris ne peut pas faire de contrôles d’identité.
Dans son interview à ICI Paris Île-de-France, le candidat Emmanuel Grégoire revient aussi sur plusieurs de ses propositions, comme la gratuité des fournitures scolaires à Paris ou la gratuité des cantines pour les plus modestes. Pour les autres familles, il compte « geler les tarifs » de la cantine, « ça veut dire que c’est la ville qui prend en charge le coût de l’inflation et pas les familles », précise-t-il.







