On a observé une hausse marquée de la demande de carburants pendant les dix premiers jours de mars, les Français ayant fait le plein par précaution en raison de la crainte d’une hausse des prix, souligne le comité professionnel du pétrole (CPDP).
La flambée des tarifs des carburants, directement liée au conflit au Moyen-Orient et au blocage du détroit d’Ormuz, n’a pas modifié les habitudes des automobilistes français. D’après le comité professionnel du pétrole (CPDP) relayé par Le Parisien, la consommation de carburants sur la période du 1er au 20 mars 2026 a dépassé la moyenne des 20 premiers jours de février 2026, et elle a été plus élevée que celle observée du 1er au 20 mars 2025.
Selon le CPDP, « il y a eu une vraie montée de la demande en carburants durant la première décade de mars, les Français ayant fait le plein par prévention face à la crainte d’une hausse des prix. En revanche, elle s’est révélée exceptionnellement faible pendant la deuxième décade de mars ». L’organisation anticipe également que, si les prix restent durablement élevés, on pourrait assister à une légère diminution de la consommation dans les semaines et mois qui viennent.
Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, les prix à la pompe n’ont pas cessé d’augmenter. L’essence et le diesel ont parfois franchi la barre des 2,50 euros le litre, et ont même frôlé les 3 euros dans certains cas. Jeudi, le SP95-E10, le carburant essence le plus utilisé par les Français, affichait un prix moyen de 1,985 euro le litre, en baisse d’un centime par rapport à la veille. Cette baisse constituait la première observation de ce type depuis le déclenchement du conflit, selon les chiffres publiés par le gouvernement et analysés par l’AFP. Quant au gazole, le carburant le plus consommé, il poursuit sa hausse : on le trouve en moyenne à 2,221 euros le litre sur l’ensemble des stations recensées (9 446 en tout), alors qu’il se négociait autour de 1,720 euro le litre le 27 février dernier.







