Plusieurs ministres et parlementaires issus du socle commun s’expriment publiquement par écrit afin d’éviter qu’un duel opposant Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon ne se développe au second tour présidentiel imminent.
Une semaine après les municipales et à un an de l’élection présidentielle, environ 90 figures politiques de la droite et du centre appellent à ce qui serait une « candidature unique » pour 2027, selon le journal La Tribune dimanche. « Nous sommes désormais à l’aube d’un duel probable qui pourrait opposer, au second tour, Jean-Luc Mélenchon et le candidat du Rassemblement national », écrivent les signataires, qui regroupent des ministres, des députés et des sénateurs. « Pour éviter cette trajectoire menant tout droit au populisme, (…) nous, élus du bloc central et de la droite, prenons aujourd’hui la parole », ajoutent-ils.
« Nous appelons à un sursaut d’unité, afin que soit créée une large dynamique autour d’un projet et d’une candidature unique en 2027 », précisent-ils encore. « Nous demandons solennellement aux dirigeants de nos familles politiques, aux candidats déclarés et à celles et ceux qui pourraient demain y participer, d’ouvrir le dialogue et de construire cette démarche », poursuivent-ils, appelant chacun à dépasser les querelles d’ego.
Les voies pour y parvenir importent peu
Parmi eux, du côté de Renaissance, on retrouve Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, ainsi que les ministres Stéphanie Rist et Mathieu Lefèvre, et des députés et anciens ministres tels que Stéphane Travert, Astrid Panosyan-Bouvet et Marc Ferracci. Du côté des Républicains figurent les ministres Vincent Jeanbrun et Philippe Tabarot, ainsi que le sénateur François-Noël Buffet et la députée Michèle Tabarot. On recense aussi quelques élus du MoDem, d’Horizons (notamment la ministre déléguée à l’Outre-mer, Naïma Moutchou), ainsi que des représentants de l’UDI et du groupe Liot à l’Assemblée.
Les signataires ne se prononcent toutefois pas sur la méthode pour parvenir à ce rassemblement, certains évoquant l’idée d’une primaire comme solution. « Les modalités importent peu, peu comptent les chemins », écrivent-ils, estimant que l’unité demeure un devoir.







