Les stations-service en France présentent des pompes à sec et des files d’attente qui semblent interminables. À l’approche des départs pour les vacances de Pâques, le gazole frôle les 3 euros le litre et les conducteurs peinent à faire le plein. Des restrictions temporaires et des pénuries ponctuelles alimentent l’inquiétude à l’approche du grand week-end.
Ce fragment provient d’une portion de la retranscription du reportage évoqué ci-dessus. Pour le visionner dans son intégralité, cliquez sur la vidéo.
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Pour faire le plein, il faut aujourd’hui débourser une somme importante et, pour deux jeunes femmes rencontrées ce jour-là, il faut aussi supporter la file d’attente, patienter et, après trois tentatives, parvenir à dénicher une station encore ouverte. La conductrice raconte : « On a visité 3 stations, il n’y a plus d’essence du tout. » Son accompagnatrice ajoute : « Il faut prévoir, on ne peut plus remplir quand le réservoir est à sec. »
En raison des départs pour les vacances de Pâques, elles se ruent comme d’autres automobilistes vers des stations qui affichent des tarifs élevés. Ici, le gazole est affiché à 2,9 euros le litre. Avec un budget limité à 20 euros, elles n’obtiennent que 9 litres dans le réservoir : « Puisque nous allons chez notre famille, c’est compliqué, cela suffira mais on n’a pas le choix », confie la jeune femme.
Des stations dépourvues de carburant à travers la France
À Blois, dans la Drôme, à Toulouse ou en Alsace, les mêmes scènes se reproduisent d’un coin à l’autre du pays : des files d’attente qui s’allongent, parfois des plafonds à 30 litres, et des pompes souvent vides. Le 3 avril, 1 534 stations manquaient d’au moins un carburant, soit 15,6 % du parc. Près de Toulouse, un automobiliste croisé ce jour-là est à deux doigts de la panne sèche : « Ça fait 2h que je cherche », explique-t-il.
L’inquiétude plane surtout pour le lundi 6 avril et les retours massifs du week-end. En effet, les livraisons de carburant s’arrêtent les dimanches et les jours fériés. Toutefois, de manière exceptionnelle, des livraisons seront bien organisées le lundi 6 avril sur les grands axes routiers afin d’éviter une rupture de stock d’ampleur. Depuis le début de la semaine, TotalEnergies annonce même avoir doublé les approvisionnements, et Amour Touré, gérant d’une station, se veut rassurant : « Ce sont les mêmes questions qui reviennent : est-ce que vous aurez du carburant ? On a toujours du carburant. »
Reste une solution pour être sûr de disposer d’essence : se tourner vers les stations où les tarifs sont plus élevés. Le litre de gazole y est affiché à 2,80 euros, près de Paris, soit environ 150 euros le plein. Dans ce type de stations, si la crise perdure, la barre des 3 euros le litre pourrait être franchie.







