L’enjeu immédiat consiste à permettre à chaque ministère d’organiser une rencontre qui réunit les parties prenantes concernées, afin que chacun puisse se sentir rassuré et bénéficier d’un accompagnement, souligne le directeur général d’Emmaüs Solidarité.
Nous lançons une demande au gouvernement pour que le secteur associatif ne soit pas laissé de côté face à la hausse des prix du carburant, conséquence de la guerre au Moyen-Orient, selon Lotfi Ouanezar, lundi 6 avril sur 42mag.fr. Il est le directeur général d’Emmaüs Solidarité, la branche d’Emmaüs France qui vient en aide aux personnes sans domicile. « S’il y a des aides, et j’espère qu’il y aura des aides, il faut que les associations soient intégrées », précise-t-il, notant que des dispositifs d’appui ont déjà été mis en place en faveur des transporteurs, des agriculteurs et des pêcheurs.
Pour Lotfi Ouanezar, « l’urgence, c’est que chaque ministère puisse réunir les acteurs concernés », dont « les associations de solidarité, d’aide au logement, d’aide alimentaire, qui aident les plus fragiles », afin d’être « rassurés et accompagnés ». À ce jour, Emmaüs Solidarité ne bénéficie pas « d’aide particulière » pour compenser cette augmentation du prix du carburant, précise son directeur général.
Pourtant, Lotfi Ouanezar soutient que « la crise énergétique et la flambée des prix du carburant ont des répercussions immédiates » sur son organisation. Le carburant constitue en effet « une part significative des coûts d’exploitation » d’Emmaüs Solidarité, qui gère un parc de 60 véhicules. Il prévoit « une répercussion sur les factures » alors que l’association « se fait livrer régulièrement des denrées ». « On a aussi une crainte concernant les bénévoles qui viennent nous aider et qui prennent leur voiture, ce qui peut les freiner dans certaines zones », explique le directeur général de l’association.







