Bruno Rétailleau affirme que Marine Le Pen et Éric Zemmour seront les adversaires qu’il aura à affronter dans le cadre de ses activités publiques.
À l’approche de la prochaine élection présidentielle de 2027, les appels visant à clarifier la position des Républicains vis-à-vis de l’« union des droites » se multiplient, notamment au sein même du parti. Cela fait écho aux soutiens apportés par certains militants lors des municipales, par exemple à Nice, lorsqu’un dirigeant historique de LR s’est rapproché du Rassemblement national avec Éric Ciotti. Bruno Retailleau en a assez et, le mercredi 8 avril sur France Inter, il affirme que sa ligne est désormais claire pour 2027 : Marine Le Pen et Éric Zemmour seront ses adversaires.
« Ça fait depuis Mitterrand que la gauche cherche à tétaniser la droite en l’accusant, dès que l’on veut être ferme sur l’immigration, la sécurité ou la justice, de causer des comportements fascistes et d’être prêts à s’allier avec le RN. Jamais on ne l’a fait. Pourquoi le ferait-on demain ? », souligne le président des Républicains.
Si les LR retiennent une primaire, je m’y conformerai
Pour lui, l’objectif est de parvenir à l’union des droites par les électeurs, dans les urnes, et non par les appareils partisanes. Son discours s’adresse aussi bien aux déçus du macronisme qu’aux millions d’électeurs qui s’abstiennent et même à ceux qui avaient voté pour M. Zemmour ou pour Mme Le Pen. Toutefois, lorsqu’on l’interroge sur une éventuelle alliance avec Sarah Knafo (Reconquête) et Éric Ciotti, il préfère rester évasif et affirme vouloir porter un « projet disruptif, qui bouleverse les règles du jeu », laissant aux autres le soin de se positionner.
Les adhérents de LR doivent se prononcer le 18 avril sur le mode de désignation du candidat à la présidentielle, à savoir une primaire ouverte, une primaire fermée ou la désignation directe du président du parti comme candidat. « S’ils opteraient pour une primaire, je me plierai à ce choix », assure Bruno Retailleau.







