Plusieurs transporteurs aériens redoutent une éventuelle pénurie de carburant. Si la guerre au Moyen-Orient se prolonge, le Portugal pourrait manquer de kérosène d’ici quatre mois environ. L’Italie et l’Allemagne seraient touchées après sept mois, et la France ne serait pas épargnée, avec un éventuel manque d’ici huit mois.
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Le secteur aérien redoute particulièrement la perspective de réservoirs vides en carburant. Le coût du baril a connu une hausse spectaculaire, passant de 87 dollars à 218 dollars, rendant le kérosène moins accessible et nettement plus cher. Michael O’Leary, le dirigeant de Ryanair, exprime une inquiétude marquée : « Si le conflit persiste, il existe selon nous un risque réel — même s’il reste faible pour l’instant — que 10, 20 ou 25 % de nos livraisons de kérosène soient compromises d’ici mai-juin. »
Hausse des tarifs des billets
Conséquence directe : des appareils confinés au sol par manque de carburant ou en raison de prix qui rendent le vol peu attractif. On observe déjà 10 % de vols annulés en Asie pour une grande compagnie basée au Vietnam. En Suède, environ 1 000 vols ont été supprimés. En Italie, les trajets de moins de trois heures se font sans kérosène disponible.
Un véritable casse-tête pour les voyageurs: « Ça va être du beau bazar pour tous ceux qui voudront réserver leurs prochaines vacances. Il faudra y réfléchir à deux fois », réagit l’un d’entre eux. En France, plusieurs compagnies aériennes ont déjà annoncé des hausses de leurs tarifs. « Selon le prix des billets, on ne part pas. À partir d’un certain montant supplémentaire, on annule », déclare une passagère.
En France et en Europe, les importations de kérosène proviennent à 50 % des pays du Golfe.







