Des adeptes d’une primaire à gauche destinée à la prochaine élection présidentielle se sont réunis à la Bellevilloise, mardi soir.
Les partisans d’une primaire de la gauche qui ne s’en remet pas à Mélenchon ne se résignent pas : malgré l’officialisation de la candidature de Jean-Luc Mélenchon et les dissensions internes, ils ont défendu l’unité de la gauche pour la présidentielle de 2027 face à l’extrême droite, lors d’un meeting commun organisé dans la soirée du mardi 5 mai.
Réunis à La Bellevilloise, à Paris, les instigateurs de l’initiative « Front populaire 2027 » ont réaffirmé l’impératif d’organiser une primaire, alors que ce mécanisme peine à se mettre en place.
1 200 personnes réunies à la Bellevilloise, selon les organisateurs
« La question est de savoir si ce 5 mai, c’est le chant du cygne ou le sursaut », a affirmé Clémentine Autain, ancienne députée insoumise et figure de L’Après, candidate à la primaire. Ce processus, prévu pour le 11 octobre, « a du plomb dans l’aile », a-t-elle reconnu, « mais je ne vois pas d’autres solutions démocratiques ».
Devant environ 1 200 personnes selon les organisateurs, Lucie Castets, ancienne candidate du Nouveau Front populaire pour Matignon, a assuré que « cette primaire n’est pas une chimère ». « Nous sommes prêts, nous avons une organisation et les moyens de mobiliser des millions d’électeurs », a-t-elle déclaré. Elle a également annoncé la publication de leurs « huit premières priorités communes », marquant le début d’un socle programmatique très attendu.
« Cela ne peut pas se faire par des tractations en coulisses », prévient François Ruffin
« 82% des électeurs de gauche et écologistes veulent la primaire », a rappelé Marine Tondelier, chef de file des Ecologistes et elle aussi candidate, qui « ne décolère pas contre ceux qui lui tournent le dos ».
Le député François Ruffin (Debout !) qui a lancé sa propre campagne et revendique déjà 100 000 soutiens, a défendu « une primaire pour la démocratie. Ça ne peut pas se faire par des négociations de salon, ça doit passer par le peuple ».
Pourtant, ce mécanisme de désignation d’un candidat commun pour 2027 est contesté par une partie de la gauche, notamment les deux candidats les mieux placés dans les sondages, l’eurodéputé de Place publique Raphaël Glucksmann et le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.







