Suite à la visite quelque peu houleuse d’Emmanuel Macron au Salon de l’agriculture, Laure Lavalette, une parlementaire RN représentant le Var, estime que la proposition du président de mettre en place des prix minimaux ne peut suffire à elle seule pour améliorer les conditions de vie des agriculteurs.
« Je suis légèrement décontenancée et peinée par ce que j’ai constaté hier », a confié l’élue en faisant référence aux affrontements survenus lors de la visite d’Emmanuel Macron au Salon de l’agriculture et à l’organisation précipitée d’une discussion avec des délégués syndicaux. « Emmanuel Macron s’est présenté comme un charlatan, retroussant légèrement ses manches, en tentant de tenir un débat plus ou moins spontané. Je pense qu’il a encore une fois manqué de répondre aux attentes des agriculteurs », juge Laure Lavalette, décrivant Emmanuel Macron comme un « excellent orateur mais un très mauvais chef de l’Etat ».
Emmanuel Macron a saisi l’opportunité de cette visite pour établir le but de parvenir à concevoir « des prix minimums qui permettront de garantir le revenu agricole ». Laure Lavalette rappelle qu’en novembre dernier, « quand LFI propose de voter les prix minimums, tout le camp d’Emmanuel Macron a voté contre », et le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau avait considéré « démagogique de les instaurer ».
« Emmanuel Macron exprime une chose et son contraire. Un jour, il est pour les prix minimums, le lendemain, il ne l’est plus. Comprenons que les agriculteurs soient totalement désorientés », critique la députée du RN. Bien qu’elle soutienne cette mesure, elle pense cependant que « ce ne peut pas être le seul moyen pour améliorer le niveau de vie des agriculteurs. Il est impératif évidemment d’imposer un moratoire sur les accords de libre-échange qui faussent la concurrence et exposent nos agriculteurs à une concurrence déloyale. »
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