Robert Badinter nous a quittés à l’âge de 95 ans, au cours de la nuit du jeudi 8 février au vendredi 9 février. Toutes les figures politiques lui ont témoigné leur respect et leur reconnaissance.
Il existe peu de personnalités politiques capables de gagner un respect aussi consensuel. Robert Badinter, l’incarnation de l’interdiction de la peine de mort, nous a quittés dans la nuit de jeudi 8 à vendredi 9 février. De nombreux hommages sont venus de ses anciens collègues de la gauche au gouvernement. Jack Lang, ex-ministre de la Culture, a exprimé son « profond respect », dépeignant Robert Badinter comme « une icône légendaire et symbolique de la gauche ».
L’énergie de la persuasion
Ceux qui l’ont côtoyé soulignent son indéfectible énergie de persuasion. « Il était aussi une personnalité morale dont les discours, précis, déterminés et rigoureusement structurés, frappaient l’esprit », ajoute Pierre Moscovici, ancien ministre de l’Économie. Pour ceux qui lui ont succédé à la tête du ministère de la Justice, indépendamment de leurs lignes politiques, Robert Badinter était un modèle à suivre. « Son absence laisse un vide qui correspond à la taille de son legs : immense », a déclaré Éric Dupond-Moretti.
Des figures politiques de tous bords ont exprimé leur tristesse. « En me trouvant à ses côtés au Sénat, j’étais en admiration envers Robert Badinter. C’était un orateur qui donnait vie à ses mots comme s’ils étaient de la poésie », a déclaré Jean-Luc Mélenchon. De son côté, Éric Ciotti a rendu hommage à « un infatigable avocat des droits de l’homme ».