Fabrice Leggeri, ancien responsable de l’agence de l’Union Européenne en charge de la surveillance des frontières, a déclaré le samedi son intention de se joindre à la liste du Rassemblement National pour les prochaines élections européennes.
L’adhésion de Fabrice Leggeri, ancien responsable de Frontex, au Rassemblement National pour les futures élections européennes « démontre clairement que la structure traditionnelle [du parti] est basée sur des politiques macabres », critique vivement la députée La France insoumise de Seine-Saint-Denis, Raquel Garrido, le dimanche 18 février sur 42mag.fr.
Fabrice Leggeri a déclaré, dans une publication du Journal du Dimanche et sur les plateformes de partage social, son ralliement à la liste de Jordan Bardella en tant que troisième personnalité. Raquel Garrido, la députée Insoumise, s’oppose fortement à cette décision et estime que cet engagement « reflète un resserrement » du Rassemblement National « autour des thématiques nuisibles ».
Raquel Garrido condamne particulièrement le parcours de Fabrice Leggeri, qui fut de 2015 à 2022 à la direction de l’agence de l’UE en charge de la surveillance des frontières. « C’est le pari morbide que de laisser des gens mourir en Méditerranée va dissuader ceux qui pensent à la traversée », regrette-t-elle. La députée de Seine-Saint-Denis ne comprend pas comment « cela dissuade les personnes de tenter le voyage ». Elle considère cet objectif comme « horrible », mais croit que, désormais, le public a « un nom, un visage » pour associé à « ces milliers de décès en Méditerranée ». « Si j’étais Jordan Bardella, je ne serais absolument pas fière de présenter un individu qui est responsable de la mort de milliers de gens », ajoute-t-elle.