Lors de sa venue sur l’île le dimanche matin, Gérald Darmanin, le ministre en charge des affaires internes, a déclaré que le gouvernement envisage d’inclure dans une révision constitutionnelle la suppression du droit du sol pour ceux nés à Mayotte. « La possibilité d’acquérir la nationalité française sera désormais réservée à ceux dont les parents sont eux-mêmes français », a affirmé le ministre.
Dans une réaction exprimée le dimanche 11 février sur 42mag.fr, Mansour Kamardine, le député LR de Mayotte, a exprimé son soulagement suite à la décision du gouvernement et de l’État d’abolir le droit du sol à Mayotte, considérant cela comme une action indispensable pour la survie de l’île.
Durant sa visite à Mayotte, le ministre de l’Intérieur a partagé plusieurs mesures dimanche matin, y compris la décision d’éliminer l’inscription du droit du sol « dans une future modification constitutionnelle décidée » par le Président, « Il ne sera désormais plus possible d’obtenir la nationalité française si l’on ne naît pas de parents déjà français », a-t-il déclaré.
Reqûete express de la part des représentants mahorais
C’était une requête « particulièrement pressante des représentants de Mayotte », commente Mansour Kamardine, pour qui « mieux vaut tard que jamais ». Il souligne : « Grâce à ses déclarations, nous avons la sensation que le gouvernement prend enfin conscience de la situation à Mayotte et de notre frustration », s’est réjoui le député.
A propos des obstacles érigés sur l’île durant les deux dernières semaines par des groupes de citoyens en raison de contestations face à l’insécurité et l’immigration illégale, le député espère « que les Mahorais vont les retirer » mais avertit le gouvernement : « Il faut rester prudent car nous avons déjà reçu des promesses qui n’ont jamais abouti ».