Le syndicat reproche au gouvernement de diminuer les compensations financières pour les personnes sans emploi afin de pouvoir « ponctionner » des fonds de l’Assurance chômage pour « résorber d’autres déséquilibres financiers ».
« Le domaine social ne préoccupe pas le gouvernement », selon Force Ouvrière
Michel Beaugas, l’actuel secrétaire confédéral du secteur de l’emploi et des retraites de Force Ouvrière, a déclaré le mercredi 28 février sur les ondes de France Inter que le gouvernement reste indifférent aux questions sociales. Selon lui, l’exécutif envisagerait de plus en plus d’endurcir les modalités de l’assurance chômage.
Le gouvernement envisage une réforme de l’assurance chômage
Les données pertinentes issues d’un rapport révèlent une diminution de 14% du nombre de personnes qui ont ouvert leurs droits à l’assurance chômage entre l’année 2019 et l’année 2022.
S’exprimant sur RTL mardi dernier, le Premier ministre Gabriel Attal a fait connaître son désir de « reprendre les travaux » concernant l’assurance chômage dans le but d’instaurer un « modèle social davantage propice à l’exercice d’une activité professionnelle ». Cette déclaration a semé l’inquiétude chez Michel Beaugas, qui considère ces propos comme une « offensive à l’encontre des demandeurs d’emploi ».
Beaugas redoute que les plans de réforme en cours aient pour effet de renforcer les règles de dédommagement. Le syndicaliste dénonce la façon dont « le gouvernement assaille les demandeurs d’emploi en réduisant petit à petit leurs indemnités ».
Par ailleurs, Beaugas souligne que l’Assurance chômage constitue un moyen de réaliser des économies et fait ainsi remarquer que l’exécutif est dans une quête incessante de « milliards d’euros ». « En résiliant certains droits, en revoyant à la baisse ceux qui existent, on fait croître les excédents de l’assurance chômage, desquels le gouvernement est en mesure de puiser pour éponger d’autres déficits publics », ajoute-t-il.