L’élu LR signale que plusieurs victimes des sinistres survenus en novembre n’ont toujours pas reçu d’indemnisation. Il souligne que les résidents aspirent à maintenir leur vie quotidienne et lui, de son côté, souhaite conserver la population désireuse de demeurer dans le Pas-de-Calais.
Perturbé par la lenteur des services d’assurance en réaction aux dernières inondations en Pas-de-Calais, Xavier Bertrand exprime son exaspération ce mercredi 28 février sur 42mag.fr. « Est-ce que tous les assureurs sont réellement impliqués ? Nous avons adressé, avec Jean-Claude Leroy, le chef du département du Pas-de-Calais, une lettre à France assureurs, pour les inciter à mobiliser leurs membres ! », déclare le chef des Républicains (LR) de la région Hauts-de-France. « On parle de ces incidents depuis le mois de novembre. Certaines victimes n’ont toujours pas reçu d’indemnisation ! », fait-il remarquer.
À l’attention du Premier ministre, le fonctionnaire a « suggéré la mise en place de permanences » de l’État « sur le terrain, pour expliquer en détail comment se déroulera l’indemnisation » et « dans quel cadre ». « Lorsque vous savez que retourner à votre domicile n’est pas une option, vous devez prévoir : ‘qu’est-ce qu’on fait des enfants, leur école, je dois trouver une autre maison, trouver un logement temporaire…' », détaille-t-il. « Cela fait trois semaines » depuis la dernière visite de Gabriel Attal auprès des sinistrés, et « ces permanences n’ont toujours pas été mises en place ».
Sur la question des travaux en réponse à ces conditions météorologiques extrêmes, il pense qu‘ »il est nécessaire qu’il y ait un responsable, qui peut être le préfet. Même si certaines décisions peuvent être impopulaires, je les soutiendrai immédiatement, pour être en mesure de dire ‘maintenant, tout va bien, nous effectuons les travaux indispensables pour éviter que cela ne se reproduise' ». Concernant les destructions de logements, elles « ne seront vraisemblablement pas nombreuses ». « Les riverains veulent continuer à vivre sur place et moi, j’ai besoin de conserver la population qui désire rester dans le Pas-de-Calais », ajoute-t-il.