Le programme de « location avec option d’achat sociale », qui offre la possibilité aux foyers à revenus faibles d’obtenir une automobile électrique pour une somme de 100 euros mensuellement, voit son terme arriver mardi. Cependant, il reprendra courant fin 2024.
Selon Flavien Neuvy, directeur de l’Observatoire Cetelem, la fulgurante prise d’ampleur du « leasing social », traité le lundi 12 février sur 42mag.fr, a surpris tout le monde. Ce schéma peu orthodoxe de location vente permet à des ménages à revenu modeste d’être propriétaires d’un véhicule électrique pour à peine 100€ par mois. Dans ce cadre, le nombre de commandes initialement prévu était de 25 000, mais en seulement six semaines, ce nombre a doublé pour atteindre un énorme total de 50 000. Neuvy a souligné le phénoménal intérêt pour le système : « Avec 90 000 visites sur le site et 50 000 commandes conclues, on a un succès qui a outrepassé toutes les prévisions initiales ».
Le contexte du boom du leasing social
Seuls les véhicules produits en France ou en Europe peuvent bénéficier de ce dispositif. Neuvy explique que ce « immense succès » a probablement poussé le gouvernement à mettre un terme au programme, car son taux d’adoption risquait d’avoir des conséquences budgétaires non négligeables. L’année 2024 devrait en effet voir une dépense de 650 millions d’euros au titre de ce système.
Les concessions automobiles ont observé une vague de clients séduits par cette offre. Neuvy explique que l’offre était vraiment alléchante avec une aide de 13 000 euros par véhicule électrique, ce qui est assez conséquent. Les distributeurs ont été ravis de revoir des clients dans leurs salles d’exposition, à un moment où le nombre de ventes de voitures neuves est en chute libre.
Flavien Neuvy s’interroge cependant : « Est-ce que d’autres mesures seront prises, en particulier concernant le bonus, pour les véhicules électriques pour le reste des ménages, ceux qui ne sont pas éligibles à ce programme ? »
650 millions d’euros pour 50 000 commandes représente moins de la moitié du budget total alloué à l’année 2024 (1,5 milliard d’euros), laissant une marge de 900 millions d’euros pour tous les autres véhicules électriques qui seront vendus cette année. Ces derniers ont droit à un bonus plus modeste de 4 000 euros par voiture vendue. Un décret mettant fin à cette édition est attendu mardi, mais à la fin de l’année 2024, le dispositif sera relancé pour l’année 2025.