Une forte dynamique collective a été observée dans le Tarn, suite à la décision de la préfecture, le samedi 17 février, de prohiber les rassemblements à proximité du projet de construction de l’autoroute A69.
Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré qu’aucune Zone À Défendre (ZAD) ne serait autorisée. Ceci fait suite à la décision préfectorale du Tarn d’interdire toutes formes de protestation près du site de construction de l’autoroute A69. Malgré cela, un large rassemblement a été organisé le dimanche 18 février pour contester le projet. Certains protestataires se sont installés dans des abris improvisés depuis trois mois afin de bloquer la progression des travaux de construction, qui entraîneraient notamment la coupe d’arbres pour ériger l’autoroute.
Cette zone présente un intérêt écologique majeur
Un participant explique : « Ils sont sur le point d’abattre des arbres alors que nous nous trouvons dans un secteur d’importantes préoccupations écologiques, il est normalement interdit d’entreprendre ce genre d’actions avant le 1er septembre. » Samedi dernier, ceux qui ont participé à la manifestation l’ont également fait pour soutenir les activistes qui occupent le site de construction. « L’objectif est de les ravitailler… c’est-à-dire d’apporter nourriture et eau à ces personnes qui passent des semaines dans les arbres, et on nous en empêche », raconte un autre manifestant.