On suspecte l’individu élu d’être impliqué dans une affaire de corruption liée à des interférences internationales.
Un soupçon de corruption dans un dossier concernant des ingérences étrangères pèse sur le député Hubert Julien-Laferrière. En conséquence, celui-ci a indiqué le jeudi 15 février qu’il quitterait le groupe des écologistes pour « garantir la tranquillité du travail législatif de ses collègues ». Dans un message relayé par son avocat à l’AFP, à la suite d’une enquête menée par la cellule investigation de Radio France, le député « prend connaissance une énième fois par l’intermédiaire de la presse des allégations portées à son égard » et regrette une « battue du secret de l’enquête ».
Tout en « contredisant avec vigueur les imputations dont il fait l’objet, il choisit de le faire dans le contexte de la procédure judiciaire actuelle et, à ce moment, pas ailleurs. En attente de cette audition qu’il espère voir programmée dès que possible, il quitte le groupe législatif des écologistes dans le but de garantir la tranquillité du travail législatif de ses camarades », précise-t-il.
Dans un message distinct, les députés écologistes confirment cette démission et soulignent que l’enquête de Radio France « révèle des informations nouvelles, jusqu’alors ignorées du groupe écologiste. Les comportements décrits, s’ils sont avérés, sont contraires à l’exigence de probité, qui doit régir la vie politique », jugent-ils. Le groupe passera donc de 23 à 22 députés.