Une offensive numérique de grande envergure et sans précédent a ciblé la France. Différents départements ministériels ont été touchés. Ces intrusions informatiques massives ont été attribuées à des collectifs de pirates informatiques sympathisants de la Russie.
Une agression soudaine et à grande échelle. Les victimes : Matignon, Bercy, le ministère de la Culture pour ne citer qu’eux, et plusieurs autres services de l’État, où l’on note depuis le soir du dimanche 10 mars, une obstruction des communications intra-organisationnelles. Les services associés au Premier ministre qualifient cette attaque d’un niveau de virulence sans précédent. La stratégie utilisée est cependant standard et facilement reconnaissable.
Revendication des attaques par des pirates informatiques pro-russes
Divers collectifs de hackers, connus pour leur sympathie envers la Russie, ont affirmé être responsables de ces attaques, y compris le groupe Anonymous Sudan. Ces cyberpirates visent les adversaires désignés par Moscou. Le 20 février dernier, Sébastien Lecornu, le ministre des Armées, avait exhorté, dans une communication interne, à intensifier les dispositifs de sécurité en réaction aux risques de sabotages et d’attaques informatiques russes qui menacent son ministère.