La comédienne Judith Godrèche est passée devant la délégation sénatoriale pour les droits de la femme, au matin du jeudi 29 février. Sa demande porte sur l’instauration d’une commission d’investigation traitant des violences de nature sexuelle et sexistes dans l’industrie cinématographique.
Le jeudi 29 février, Judith Godrèche a pris la parole devant la délégation pour les droits féminins au Sénat, y consacrant deux heures de son temps. L’actrice, traumatisée par la loi du silence qui bannit la dénonciation des violences sexuelles dans l’industrie cinématographique, a exprimé sa détresse. Elle insiste sur le fait que, si l’on porte attention, « tout le monde sait » ce qui se passe.
L’artiste a récolté 4500 récits de violences sexuelles
Depuis qu’elle a accusé les réalisateurs Benoît Jacquot et Jacques Doillon, Judith Godrèche rapporte avoir reçu 4 500 témoignages relatifs à des violences sexuelles. En conséquence, elle a plaidé devant la délégation pour les droits des femmes en faveur de la création d’une commission d’enquête sur les violences sexuelles et sexistes dans le monde du cinéma. Par ailleurs, l’actrice a tenu à rendre hommage à Édouard Durand, précédemment à la tête de la commission indépendante sur les violences sexuelles à l’égard des enfants, qui a été écartée de sa position il y a trois mois. Pour Judith Godrèche, cette décision manquait de justification.