La mission qui implique vingt-six membres du parlement devrait démarrer ses activités le 8 avril.
L’Assemblée nationale ouvre une mission sur l’ancrage territorial des représentants élus
Mardi 26 mars, l’Assemblée nationale a entamé une mission d’investigation visant à déterminer le rôle local et l’implantation territoriale des responsables politiques. Cette initiative survient après le refus d’un texte visant à rétablir une certaine forme de cumul des mandats. La proposition de la création de cette mission a été faite par la Présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, et a été approuvée par la conférence des présidents. Il se trouve que cette démarche coïncide avec les réflexions de la majorité sur l’introduction de la représentation proportionnelle aux élections législatives.
Renforcer l’interaction entre les citoyens et les fonctionnaires politiques
« L’éloignement noté entre les citoyens et les hommes politiques s’accroît », avait constaté la Présidente de l’Assemblée lors d’un entretien accordé au Figaro, vendredi. Elle a rappelé une « promesse » d’Emmanuel Macron en 2017, militant en particulier pour l’introduction d’un dosage de scrutin proportionnel lors des législatives afin d’arriver à élire « 152 des 577 députés ». Elle a insisté sur le fait de maintenir la configuration actuelle des circonscriptions ainsi que l’échelon départemental.
Son idée n’est pas applaudi des deux mains au sein de la majorité. Le leader du groupe Renaissance, Sylvain Maillard, se montre sceptique à cette idée, craignant que cela pousse les élus à « se faire doubler dans le siège » du parti en espérant être positionné sur les listes du scrutin proportionnel. Dans le but de trouver des solutions pour « resserrer les liens entre les députés nationaux et leur région », 26 législateurs se pencheront sur cette question. Chaque groupe se verra attribuer un nombre de sièges correspondant à sa représentation à l’Assemblée nationale. Leur travail devrait commencer le 8 avril.