Il s’agit d’un triomphe pour les groupes mafieux en Haïti. En effet, ils ont réussi à provoquer le départ du Premier ministre ainsi que de son administration, le lundi 11 mars.
L’état de désordre est la norme à Port-au-Prince (Haïti), où la violence urbaine est devenue une occurrence familière. Pendant longtemps, le pays a été sous l’emprise des gangs. Le Premier ministre, récemment parti au Kenya pour obtenir du soutien, a été averti qu’il lui était interdit de rentrer dans son pays. Dans cette situation inextricable, Ariel Henry a publiquement déclaré sa démission, lundi 11 mars. « Je quitterai le gouvernement au moment de la mise en place d’une présidence provisoire. Je mènerai les affaires courantes jusqu’à la nomination d’un successeur et d’un nouveau cabinet », avait-il précisé dans une vidéo.
Triomphe des gangs
Il s’agit donc d’une consécration pour les gangs qui avaient exigé sa démission. L’une des figures de proue, Jimmy Chérizier, souhaite influencer la formation du nouveau cabinet. « Il appartient au peuple haïtien de prendre son avenir en main. C’est au peuple haïtien de désigner le leader qui les dirigera », a-t-il affirmé. Suite à ces événements, les États-Unis ont annoncé un soutien supplémentaire pour renforcer la mission de protection de l’ONU dans le pays.