La marine nationale a effectué quatre opérations en mer, dans les eaux internationales, au large des Antilles. Suite à ces interventions, huit individus ont été arrêtés et placés en détention provisoire pour trafic de stupéfiants en bande organisée, selon les déclarations de la procureure de la Martinique ce samedi.
Des saisies massives de cocaïne par la marine nationale française
Depuis le 20 février, la marine nationale française a réalisé quatre importantes saisies de cocaïne dans les eaux internationales, au large des Antilles. Ces opérations ont permis de saisir un total de 8,3 tonnes de drogue, soit presque autant que le total des saisies réalisées en 2023, selon un bilan dressé par les autorités françaises. La valeur des produits saisis est estimée en centaines de millions d’euros, d’après un communiqué du ministère des Armées, du préfet de la Martinique, de la Juridiction interrégionale spécialisée dans la lutte contre la criminalité de Fort-de-France (JIRS) et de l’Office français antistupéfiants.
La JIRS est saisie de trois des quatre affaires, tandis que la quatrième sera jugée au Venezuela. Huit personnes ont été placées en détention provisoire et mises en examen pour trafic de stupéfiants en bande organisée. Parmi elles, on compte des ressortissants britanniques, sud-africains, allemands, russes, espagnols et colombiens, risquant jusqu’à 30 ans de prison et une amende de 7,5 millions d’euros. Trois individus interpellés lors de la dernière intervention sont actuellement en garde à vue à l’Office français antistupéfiants.
Quatre interventions coup sur coup
La première intervention a eu lieu le 20 février, à 2 000 km au sud-est de la Martinique, sur un navire de pêche panaméen. Cette opération a permis de saisir 3 tonnes de cocaïne. Deux jours plus tard, le 22 février, à 1 500 km à l’est de la Martinique, les autorités françaises ont saisi 3 tonnes supplémentaires sur un navire vénézuélien. Le 26 février, à 600 km au sud-est de la Martinique, une tonne a été découverte cachée sur un voilier battant pavillon de Jersey. Enfin, une dernière intervention a permis d’intercepter une yole avec plus d’une tonne de cocaïne à bord.
Il s’agit principalement de cocaïne produite en Colombie et transitant par le Suriname avant d’être chargée sur des navires en direction de l’Europe, selon la procureure chargée de l’affaire.