Le vendredi, le responsable national du Parti communiste a exprimé son mécontentement car, d’après lui, Emmanuel Macron ne délimite pas le soutien apporté par la France à l’Ukraine. Il plaide également en faveur de l’initiation de pourparlers entre Moscou et Kiev.
D’après Fabien Roussel, le secrétaire national du parti communiste, Emmanuel Macron, le président de la République, s’est exprimé sur le soutien de la France à l’Ukraine en affirmant qu’il devrait être sans restriction. Cette déclaration a été faite lors d’un entretien sur 42mag.fr ce vendredi 8 mars, un jour après sa réunion avec Emmanuel Macron à la présidence. Roussel a précisé que cela signifie que la France devrait se préparer à une éventuelle intervention contre la Russie. Confirmant que le président assumait bien ses déclarations du 26 février, où il avait déclaré que l’envoi futur de troupes au sol en Ukraine ne devait pas être écarté.
Les efforts pour réunir Moscou et Kiev autour d’une table de négociations
Le chef des députés du Parti communiste s’inquiète d’une « escalade militaire » qui pourrait mener à « un conflit de grande envergure ». Il a expliqué que cette escalade guerrière se manifeste non seulement par des actions militaires et des transferts d’armements, mais aussi par un usage belliqueux du langage. C’est la surenchère verbale qui mène à une escalade de la tension vers un conflit global, a-t-il regretté. À son avis, il serait plus sage de réunir toutes les forces diplomatiques pour engager des négociations entre Moscou et Kiev.
Roussel, le député communiste du Nord, insiste sur le besoin de négociations et s’interroge sur le moment où celles-ci pourront enfin commencer.
Lors de la discussion avec Macron, le président a mentionné que la Russie demandait un cessez-le-feu, ce qui ne correspond pas aux souhaits actuels du président français ni du président ukrainien. Selon Roussel, un cessez-le-feu permettrait qu’il n’y ait plus d’échanges de tirs, d’éventuels réarmements en cas de reprise des hostilités, et surtout, cela donnerait une opportunité pour discuter et essayer de résoudre le conflit.
Nous ne sommes pas favorables à l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan
Roussel, le dirigeant communiste, a également évoqué la possibilité de l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan. Dans une lettre adressée à Macron l’été dernier, il mettait en avant l’idée d’un statut neutre pour l’Ukraine, soutenu par un système international de protection mis en œuvre par l’ONU, en échange de l’abandon de l’Ukraine de son adhésion à l’Otan. Pour Roussel, l’une des demandes de Poutine est que l’Ukraine ne rejoigne pas l’Otan. Cependant, la réponse de la France a été de conclure un accord avec le président Zelensky pour soutenir son adhésion à l’Otan, ce que Roussel déplorait.