Est-ce que le moteur hybride challenge la suprématie de la voiture électrique ? Il semble que l’hybride gagne du terrain, une tendance qui s’observe clairement en France, mais qui est également vérifiable au-delà de ses frontières.
Il serait imprudent de sauter aux conclusions, toutefois, la preuve est là : la motorisation hybride, soit essence-électrique, gagne du terrain sur le marché. Cela concerne les véhicules hybrides qui se rechargent en roulant et qui n’ont donc pas besoin d’être reliés à une source d’énergie. C’est un avantage majeur par rapport à l’électrique pur. En 2023, le nombre de véhicules hybrides vendus à travers le globe atteignait 4,2 millions, c’est-à-dire 300 000 de plus que l’année précédente.
Échec annoncé pour la voiture à énergie électrique seule?
Depuis le début de l’année 2024 – c’est-à-dire avec une perspective de deux mois – les voitures hybrides représentent presque 37% des nouvelles immatriculations, contre 17% pour l’électrique. Les ventes d’hybrides sur le marché en France ont progressé presque de cinq points durant l’année, avec Toyota en tête suivi de Renault.
Cette préférence marquée pour les véhicules hybrides a plusieurs explications. Malgré les efforts intenses des fabricants, les modèles 100% électriques sont toujours onéreux à l’acquisition et les véhicules économiques sont encore attendus. De même, en France et en Allemagne, les subventions publiques sont en déclin. En France, la prime écologique pour acquérir un véhicule tombe de 5 000 à 4 000 euros pour les contribuables les plus aisés. Outre le prix, l’autonomie propose n’est pas satisfaisante et de plus, les points de recharge sont toujours insuffisants sur les routes.
Le consommateur n’est pas facile à tromper. De nos jours, il est plus judicieux d’investir dans une voiture hybride qui donne la possibilité de se tourner vers l’essence plutôt que d’opter pour une électrique plus restrictive et avec moins d’autonomie sur les longs parcours.
Un défi aussi bien en Europe qu’aux États-Unis
Il est certain que la mise de la voiture entièrement électrique n’est pas entièrement vaincue. Toutefois, les obstacles pour arriver au véhicule idéal sont encore nombreux. Partout en Europe, les projections politiques n’ont pas pris en compte les ressources industrielles ni les investissements colossaux nécessaires. La situation est identique aux États-Unis : des poids lourds de l’industrie comme Ford et General Motors sont en train, non pas d’abandonner l’idée, mais de repousser certains investissements dans les véhicules électriques pour se concentrer sur la motorisation hybride.