Vingt-cinq ans après la sortie de « Sixième Sens », film qui a propulsé sa carrière auprès d’un large public, M. Night Shyamalan fait son retour sur le devant de la scène cinématographique avec son nouveau film, intitulé « Trap », qui a été dévoilé le 7 août.
Après avoir émergé comme la nouvelle étoile montante d’Hollywood dans les années 2000 grâce à ses succès tels que Sixième Sens, Incassable, Signes et Le Village, M. Night Shyamalan a ensuite dérouté à la fois les critiques et parfois le public. Toutefois, il n’a jamais arrêté de réaliser des films, et ses œuvres récentes, plus courtes, réalisées rapidement, astucieuses et à moindre coût, ont continué à générer des bénéfices. Il garde toujours son style de mise en scène unique et sa vision singulière.
C’est à nouveau le cas avec Trap. L’intrigue, à la fois simple et captivante, tourne autour d’un concert d’une superstar de la pop. Dans une grande salle à Philadelphie, assistent à cet événement un père et sa fille qui ont parfois des difficultés à communiquer. La fille, adolescente en quête de sa place, est une fervente admiratrice de Lady Raven, la chanteuse. Quant au père, il travaille comme pompier, mais il se révèle rapidement mener une existence secrète en tant que tueur en série redouté. Un impressionnant dispositif policier est déployé dans et autour de la salle pour le capturer. Suit un jeu palpitant de cache-cache pendant le concert.
La partie se déroulant dans la salle de concert, représentant plus de la moitié du film, est sans conteste celle qui fonctionne le mieux. On sent que le réalisateur s’amuse à multiplier les rebondissements et les fausses pistes. Cependant, dès que les personnages principaux sont déplacés dans un autre cadre lors du dernier tiers du film, celui-ci perd une bonne part de son intérêt.
Concernant le casting, Saleka Shyamalan, la fille du réalisateur, se révèle être une belle surprise. Elle incarne la chanteuse, interprétant une dizaine de morceaux qu’elle a écrits et composés elle-même. Son jeu est également convaincant. Dans le rôle principal, on retrouve Josh Hartnett, un jeune homme séduisant aperçu dans The Virgin Suicides ou Pearl Harbor il y a deux décennies. Éloigné des feux de la rampe hollywoodienne, il effectue un retour en force après sa performance dans Oppenheimer de Christopher Nolan. Son interprétation dans Trap oscille entre le convaincant et l’exubérant. Au final, Trap est un film quelque peu déséquilibré, mais qui demeure un divertissement plutôt acceptable.