« Je suis disposé à laisser tomber cette offre », a déclaré le chef du gouvernement, François Bayrou. « Nous avançons vers une stabilisation du nombre de nos employés », a affirmé Elisabeth Borne, la ministre chargée de l’Éducation.
Le gouvernement a fait savoir, ce mercredi 15 janvier, qu’il revient sur sa décision de supprimer les 4 000 postes dans l’éducation nationale qui étaient initialement prévus. « Je suis disposé à reconsidérer cette idée de supprimer 4 000 postes dans l’éducation nationale », a déclaré le Premier ministre François Bayrou durant son discours de politique générale au Sénat, en réponse à une question de Patrick Kanner, le chef de file des sénateurs PS.
Le jour précédent, lors de sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre n’avait pas évoqué cette réduction de postes qui était prévue dans le budget 2025 élaboré par Michel Barnier.
Retour de l’effectif initial
La ministre de l’Éducation, Elisabeth Borne, qui avait exprimé au début du mois son intention de « se battre » pour conserver les effectifs actuels dans l’éducation nationale, a confirmé dans une interview accordée au Parisien que le gouvernement fera marche arrière sur cette suppression. « Nous visons une stabilisation des effectifs », a-t-elle précisé. Elle a expliqué que « ceci, en tenant compte de la baisse démographique, équivaut à une amélioration du taux d’encadrement des élèves ». De plus, elle a annoncé : « Et parallèlement, nous allons créer 2 000 postes d’AESH [accompagnant des élèves en situation de handicap] pour continuer à promouvoir l’école inclusive ». Elisabeth Borne a souligné, « Avec ces deux mesures, le budget de l’Éducation nationale est préservé, c’est une action forte de la part du gouvernement en faveur des écoles et de la jeunesse », affirmant son engagement en faveur de l’enseignement.