À la suite de la déclaration concernant le décès à 80 ans de l’ex-président de l’Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel, qui était un allié de l’ancien chef d’État Jacques Chirac, les réactions sont nombreuses. Un hommage, sous forme de minute de silence, sera rendu mardi à l’Assemblée nationale.
« C’est terriblement tragique, Jean-Louis représentait la vitalité à l’état pur », a réagi le mardi 4 mars Jacques Toubon, ancien ministre, lors de son intervention sur 42mag.fr, après avoir appris le décès de Jean-Louis Debré, un proche collaborateur de Jacques Chirac, survenu à l’âge de 80 ans. La disparition de cet ancien élu de l’Eure a été annoncée le mardi matin par sa famille sur LCI, chaîne dirigée par l’un de ses fils, le journaliste Guillaume Debré.
Jacques Toubon : « Un artiste doublé d’un grand homme public »
« Dans notre mouvance politique, non seulement il était l’héritier d’une grande lignée d’hommes d’État dans diverses disciplines, la science, la politique, mais il avait aussi cette singularité qu’il a affichée, surtout vers la fin de sa vie, d’être à la fois un artiste accompli et un homme public éminent, a-t-il expliqué. Après sa carrière dans la politique, Jean-Louis Debré s’était illustré sur scène. Il avait dû interrompre une tournée en début d’année pour des raisons de santé. Il jouait dans un spectacle intitulé Ces femmes qui ont réveillé la France.
Avant de goûter aux feux de la rampe, Jean-Louis Debré a embrassé une longue carrière politique comme député, ministre, président de l’Assemblée nationale, puis président du Conseil constitutionnel. « Nous avons passé de nombreuses années aux côtés de Jacques Chirac, dans divers rôles. La disparition de Jean-Louis replonge dans la mémoire de toutes ces époques où nous avons servi la politique française à travers Jacques Chirac », a confié Jacques Toubon.
Yaël Braun-Pivet : « Il n’aura cessé de protéger notre République »
Yaël Braun-Pivet, la présidente actuelle de l’Assemblée, a exprimé sa peine face à la perte d’un « grand serviteur de la République ». « Présider l’Assemblée nationale, ‘cet endroit magique de notre République’, a représenté pour Jean-Louis Debré ‘l’honneur d’une vie’ et ‘cinq ans de pur bonheur’. De la barre des tribunaux à la présidence du gouvernement, en passant par le Conseil constitutionnel, il n’a eu de cesse de veiller sur notre République et ses institutions », a-t-elle partagé sur X.
Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a lui aussi rendu hommage à l’ensemble de la carrière politique de Jean-Louis Debré : « Du ministère de l’Intérieur au Conseil constitutionnel, il a marqué de son empreinte gaulliste la vie politique française, à travers la présidence de l’Assemblée nationale », a-t-il écrit sur X. « Toutes mes pensées vont à la famille et aux proches de Jean-Louis Debré. »
Valérie Pécresse : « Un humour mordant »
« C’était un personnage flamboyant et unique. Et il était aussi l’héritier d’une grande lignée politique, a réagi Édouard Philippe, le maire du Havre, sur France Inter.
« Il était avant tout fidèle, à ses idéologies gaullistes, à son image de la France, et à Jacques Chirac. Que ce soit comme ministre ou président du Conseil constitutionnel, il savait cultiver son indépendance et défendre les libertés avec un humour mordant. Et je me souviens que l’une de ses dernières pièces était dédiée aux femmes ayant façonné la France ! », a souligné sur X Valérie Pécresse, présidente (Les Républicains) de la région Île-de-France, qui se dit « profondément affectée » par sa disparition.