À douze mois des élections municipales, les législateurs cherchent à favoriser l’équilibre hommes-femmes dans les petites communes comptant moins de 1 000 habitants. Un projet de loi a été présenté à cet effet.
Dans le village d’Auger-Saint-Vincent, situé dans le département de l’Oise, le conseil municipal est composé de neuf hommes et six femmes. Le maire de cette petite localité de 540 résidents, Fabrice Dalongeville, juge essentiel de promouvoir l’égalité des sexes en politique. Selon lui, il faut veiller à ce que les femmes aient une place équivalente à celle des hommes. En France, 70% des municipalités ont moins de 1 000 habitants, mais ces communes comptent seulement 37,6% de femmes élues, contre 48,5% pour les localités plus grandes.
Préoccupations des maires
Actuellement, dans ces villes de moins de 1 000 résidents, les électeurs ont la liberté de panacher, ou de modifier les listes en rayant des noms. Un projet de loi envisage de modifier cette pratique, en introduisant des listes paritaires verrouillées, comprenant autant de femmes que d’hommes. Le maire d’Auger-Saint-Vincent consulte ses administrés à ce sujet : « Ce serait positif », déclare un habitant, tandis qu’une autre résidente demeure sceptique. Certains maires ruraux redoutent cette potentielle obligation supplémentaire. Le projet de loi est en discussion au parlement, et certains parlementaires espèrent que sa mise en application soit retardée jusqu’en 2032.
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