En mai 2022, la Cour d’appel de Paris avait infligé à l’ancien candidat à la présidence une peine de quatre ans de prison, incluant une année de détention ferme, dans le cadre de l’affaire liée aux emplois fictifs attribués à son épouse. Cependant, en 2024, la Cour de cassation a jugé que la justification donnée pour cette sanction privative de liberté n’était pas assez détaillée ni convaincante.
Finalement, il échappe à une peine de prison ferme. Plus de huit ans après les révélations concernant les emplois fictifs attribués à son épouse Penelope, qui lui ont valu une condamnation définitive pour détournement de fonds publics, François Fillon, âgé de 71 ans, est condamné à une peine de quatre ans de prison avec sursis, assortie d’une amende de 375 000 euros ainsi que d’une inéligibilité de cinq ans.
Le 9 mai 2022, la cour d’appel de Paris avait prononcé contre l’ancien candidat à la présidentielle une condamnation à quatre ans de prison, dont une année ferme. Toutefois, la Cour de cassation a partiellement annulé cette décision, estimant notamment que la justification de la peine de prison ferme n’était pas suffisamment argumentée. En revanche, les peines prononcées à l’encontre de Penelope Fillon et de Marc Joulaud, ancien suppléant de François Fillon, ont été confirmées de manière définitive.
Lors du premier procès en 2020, François Fillon avait écopé de cinq ans de prison, dont deux ans en détention ferme, ainsi que des amendes et une inéligibilité similaires à celles retenues aujourd’hui. Le 29 avril dernier, lorsqu’il s’est exprimé devant la cour, il avait évoqué une « blessure morale » provoquée par la peine d’inéligibilité, même s’il affirma ne pas envisager de revenir en politique et qu’il souhaite se concentrer sur son métier de conseiller. Ces révélations, survenues en 2017, avaient significativement compromis ses espoirs de conquérir l’Élysée.